lundi 10 novembre 2008

Au Pays des Incas - II: Le Coeur des Andes

Cusco, capitale des Incas

L'aeroplane traverse les Andes, la vue est magnifique. Les plateaux succèdent aux monts enneigés.
La vitre doit encore portée la marque de bouche entrouverte de mon visage hébété.

Arrivée à Cusco*
Douce musique d'un groupe folklorique.
En vrai-faux habits traditionnels ils accueillent les touristes, posté près du tapis roulant des bagages... première rencontre avec la face obscur du tourisme péruvien.

Une femme vient nous chercher (voir l'épisode I) et nous mène dans un hôtel des quartiers populaires.
Un maté* de coca et une bonne sieste ne sont pas de trop pour éviter le mal d'altitude causé par les quelques 3000 m de différence entre Lima et Cuzco.

Située sur un plateau Andin a 3400m d'altitude, entourée de montagnes, la ville est le berceau de la civilisation Inca qui domina la région de 1450 à l'arrivée des Espagnols vers 1520.
Les murs en gardent encore la trace indélébile et les architectures coloniales se mêlent à celles des antiques Incas. D'énormes pierres parfaitement ajustées et polisées, assemblées sans ciment... une virtuosité de la civilisation perdue.


Au cœur de la citée se trouve la Plaza de Armas, sans doute la plus belle de toute.
Elle est entourée d'églises coloniales aux pierres rouges et imposantes. Les travailleurs locaux leurs ont données des décorations au allures de plantes exotiques, unique en leur genre.
Les nefs sont ornée de Jésus, Marie et Saints en or massif, provenant de la fonte des trésors Incas.

La place est aussi la plus fréquentée par les visiteurs.
Le ballet des casquettes colorées et des lunettes de soleil se fait sous les interpellations incessantes des rabatteurs, pour manger dans tel resto ou acheter tel l'artisanat.
Tout autour ronronnent les cars climatisés.

Nous n'échappons pas a la règle,
Une jeune femme vient nous proposer ses produits.
Ici de splendides calabasses gravées.
Flo: "C'est toi qui les travaille les calabasses ?"
Elle: "Ah, non! C'est mon père qui a appris ça de son père. Nous, les femmes, nous sommes dédiées à la vente... et à élever les enfants."
Il est vrai que rare sont les hommes travaillant ainsi. Dans les magasins, il en est autrement...

Le travail demande du temps, de la finesse et et de la précision.
Nous admirons sa marchandise...
Un groupe de policier approche, et commence a roder autour de nous.
La fille devient nerveuse. Regard en coin, ordre du Policier, nous nous éloignons tous les 3.

Elle explique :
"Depuis quelques temps nous n'avons pas vraiment le droit de vendre notre artisanat aux touristes car certains se font arnaquer...
Aussi, des enfants qui ont eu peur de rentrer chez eux bredouilles, ce qui signifie pour certains une sévère punition par des parents abusant du pisco, mettaient carément la main dans le sac.
Depuis, la police du tourisme rôde constamment et nous impose des prix de vente très bas. Ca devient compliqué pour nous de vendre notre artisanat dans la rue. En plus il faut vendre beaucoup pour que ça rapporte vu le prix des articles..."

(Les prix sont dérisoires et certains n'hésitent pas à faire de bonnes réducs. Il ne serait pas étonnant que quelques uns vendent à perte...).

"L'argent du tourisme ne profite pas aux petits vendeurs et le gouvernement ne le réinjecte pas au profit de la population : il faudrait rénover et construire d'autres écoles, agir pour la pauvreté, la santé tout ça..."
En effet, seul les tour operateurs, les restos et les shopping du centre (il y a un McDo a Cuzco...) semble jouir pleinement des ressources touristiques. Autour, il n'en est rien.

Ouf, on se dit qu'au moins non sortirons de ce système. Pour la Vallée Sacrée, la femme qui nous a accueillie nous a trouvé un bon plan: visite avec un guide du coin et sa voiture pour pas trop chère, avec en plus le repas du midi compris!...
Non pas LE car rempli de touristes d'une grande compagnie pour anglophone.
Avec de la chance il pourra nous montrer les coins sympa, sans la foule, sans être pressé...


La Vallée Sacrée

Et bien c'est raté!
Le lendemain matin c'est bien un bus qui nous attend avec une trentaine de personne dedans... Flo enrage et le fait savoir à la nana.
"Ah, mais si vous voulez quelque chose de privé, c'est possible mais ça coûte plus cher!".
On s'est fait entuber et en plus nous voilà partis comme des Gringos...
Flo est à la limite d'étrangler la bonne femme, moi je suis limite de me faire voler ma bourse, tout va bien, le car s'en va...

La suite du voyage navigue entre l'emerveillement et le dégout.
Emerveillement des sens face aux beautées d'une vallée mythique, berceau de l'expansion Inca.
Dégout devant les malversation d'une industrie touristique, ou le touriste devient une ressource a exploiter et les indigènes une attraction.

Un des meilleurs exemples reste la première halte du bus, une place aménagée pour la vente d'artisanat.
Les cars de touristes s'y arrêtent a tour de rôle. A côté une vieille en habit traditionnel travail sur un antique métiers a tisser.
Flo s'approche pour créer la discussion...
Elle: "Photo?"
Flo: "no, no!"
La tisseuse arrête directement son travail et tourne la tête.
Elle attendra l'arrivée de touristes plus zélés pour reprendre son "travail", pour une photo et quelques Soles...

photo de la si yen a ....

Nous visitons les deux sites qui, avec Cuzco, formaient le coeur de la civilisation perdue, Pisac et Ollantaytambo.
Visites chronométrées... mais qui resteront tout de même gravées dans nos mémoires. Les cités incas font honneur a leur réputation.

Les ruines de Pisac d'abord, perchée a flanc de montagne, au croisement de la Vallée Sacrée et du col de Cuzco. Ce qui marque tout de suite le visiteur, se sont les immenses terrasses qui barrent le paysage. Ces espaces cultivable, forment des lignes complexes et inalterables.
Petite surprise a la péruvienne cependant, l'entrée n'est pas comprise dans le "tour", coûte 45 sols et est obligatoire.


En haut, les temples, qui se distinguent pas la qualité des pierres, lisses, polies et parfaitement ajustée. La légende dit que l'on ne peut y passer pas même un aiguille. C'est en ces lieux dit-on qu'a eu lieu la dermière cérémonie Inca vu par des Blancs...


Le temple du soleil porte en son centre l'Intiwatana, la pierre sacrée base de l'astronomie Inca. Il est situé a 3500m, soit la même altitude des temples de Cuzco et Ollantaytambo... et a l'exacte même distance. Si bien que la position des trois pierres forme un triangle equilatéral parfait...
Un des nombreux prodiges d'une civilisation dont nous ne connaissons que le 10eme.

Mais trève de rêverie, il faut monter dans le bus qui nous attend a peine... direction Ollantaytambo.

Nous nous arretons pour manger... deuxième surprise, le repas est pas compris et coûte 50 bols... (12€, plus cher qu'une nuit d'hotel pour 2...). On s'est encore bien fait enfler, Flo est au bord de l'explosion.... nous payons, et reprenons le bus.
Entre temps, un commercial monte dans le car pur nous vendre des DVDs relatifs au sites visités...

Ollantaytambo donc, ville-citadelle dont la vue imprenable permettait la surveillance de la vallée. La visite se fait comme toujours, a bonne vitesse.

En haut 6 monolites de plusieurs tonnes chacun... hisé ici on ne sait comment par un peuple qui n'utilisait pas la roue...
En face dans la roche, on devine un visage, celui de l'Inca Pachacútec*.
Le jour du solstice d'hiver, la constelation du Puma apparait pour horné son front de ses septs étoiles...
A coté des greniers. Le vent venant directement du mont le plus proche s'engoufre entre les montagnes et crée un réfrigirateur naturel pour le stockage du grain.
Il a aussi pour effet de balayer le site de bas en haut, ce qui fait virvolter autour de nous les plantes au vent, le soleil tombe et eclair de sa lumière rouge les particules pour donner au site un aspect féerique...




La journée touche à sa fin.
Le groupe du Bus s'en va rejoindre le car et nous quitte enfin.
Nous apprecions le coucher de soleil sur les ruines qui sont maintenant quasiment vide en cette fin de journée. Les yeux plongeant dans la vallée, nous observons l'eternité.


Un gardien vient a notre rencontre, commente la situation stratégique de notre point de vue avec un français hésitant et étonnamment juste.
"Mais allons voir ce qu'il en est du temple, non? ."

Ainsi ce guide improvisé et, pour la première fois depuis un bon moment au Pérou, gratuit, nous fera découvrir nombreuses autres particularités du sites... Beaucoup d'explications que notre precédent guide "du tour" nous avaient présentées comme "mysterieuses et inconnues".

L'arrangement des pierres,
"On dit que les dannois ont inventé le LEGO mais c'est faux!",
comment elles étaient travaillées,
"regardez, mettez votre mains là, en dessous",
les sigles de la Trinité,
"Alors là c'est le signe du Puma, là du Condor, et là du Serpent, c'est la trilogie Inca, tiens, et y'a combien de pierres là?..."
...


Nous prendrons le train tard dans la nuit, pour rejoindre Aguas Caliente, dernière étape avant le mytique Macchu Picchu...


Le voyage réserve bien des surprises pour nos vaillants "globe trotters". Mais il leurs reste encore beaucoup a découvrir sur les merveilles de ce continent, et atteindre la citée sacrée de Macchu Picchu et les rives du légendaire lac Titi Caca. La suite de leurs zaventures dans:
Au Pays des Incas - III: De Pierres et d'Eau


*Cusco du quechua "Qusqu" qui signifie nombril. Les Incas pensaient que le nombril est le centre de toute vie, et Cuzco était pour eux l'ombilic du monde. Brusquement tirée de l'oubli par la découverte de Macchu Picchu en 1911, c'est aujourd'hui une véritable capitale touristique, point de départ de toutes les excursions vers la vallée sacrée et porte d'accès à l' Amazonie.

* Maté : au Pérou et Bolivie veut dire seulement infusion (de hyerba Luisa, camomille...). En Argentine, Chili, Brésil, Paraguay et Uruguay le Maté est une infusion de la Yerba Maté, boisson stimulante aux effets proche du café et du thé. Le Maté est aussi toute une institution : il se prépare selon un rituel traditionnel et c'est surtout l'occasion de se réunir et de partager ladite boisson entre amis/famille.

*Pachacútec: Petit rappel, les Incas étaient les castes dirigentes, la monarchie du coin. Et non pas le "peuple" comme on l'utilise abusivement (je dois bien faire la bourde 5/6 fois dans mon texte).

mercredi 5 novembre 2008

Au pays des Incas - Episode I : Premiers Pas

Por fin, le récit des vacances tant attendu que nous vous diffuserons en plusieurs épisodes...

Dans ce premier épisode, nos deux voyageurs vous emmenerons à Buenos Aires et Lima la grise, au coeur des mégapoles sud-américaines...


Le 26 septembre dernier, le voyage pour 3 semaines commençait.

Départ d'Asunción pour Lima en passant par Buenos Aires... parce que c'est joli... (Pilou: et qu'on avait pas le choix) ça a fait mal à notre indice carbone respectif, mais ça nous a permis de passer une nuit dans la capitale argentine.

Nous sautons dans un taxi, espérant trouver un logement malgré l'heure tardive.
L'autoroute qui relie l'aéroport au centre s'est creusé un passage entre les immeubles on ne peut plus proches du trafic incessant... c'est effrayant et pire que l'A43 à l'entrée de Lyon...
Mais il est déjà tard, les auberges de jeunesses son pleines et nous trouvons refuge à l'Hotel Uruguay, près de la fameuse Avenida 9 de Julio. Un monsieur un peu bourru et très fatigué nous acceuil - il est déjà minuit.


Nous partons à la recherche d'un bar pour nous degourdir les jambes et profiter du peut de temps en ville.
Premier essai dans le fameux café Tortoni qui fleur bon le 18eme siecle, un peu trop froid pour Pierro (que des vieux :p) ,..

Nous continuons nos recherches malgré leur tardive. Un bar nous ouvre finalement ses portes. Ambiance "gothique", piercing et peinture gris/noir, c'est fou comme la mode n'a pas de frontières...
La bière du pays est bonne, et l'ambiance pas si mal. Mais déjà morphée nous appel...

La pause s'impose...

Le lendemain nous profitons de notre temps libre pour faire un tour de la capitale : Avenida 9 de Julio, Casa Rosada (Palais de la présidence), el Rio de la Plata, le port, le parc naturel sur la côte...
L'ancien port réaménagé, ambiance building et rameurs...

Le monde est à toi.

Le Parc Naturel de Buenos Aires

Il y a comme un goût d'occident dans ces avenues sans fin parcourues de jeunes a la mode...
Une grande rue piétonne et, Youpi! nous tombons sur une démonstration de tango toujours aussi sensuel !Mais il est déjà l'heure de retourner à l'aéroport pour rejoindre Lima.

Lima la grise*

Arrivée à l'aéroport, Perou nous voici!
Nous n'avons que des guaraníes en poche et décidons de les changer...

"Des guaraníes, mais c'est de quel pays ??"
nous demande l'agente de change. Le Paraguay c'est pourtant pas si loin! Bref, nous sortons de cette affaire bredouilles; et oui, les guaraníes ça vaut rien et du coup ça n'intéressent personne. Petite piqûre de rappel!

Nous sortons de l'aéroport a la recherche d'un Taxi . Les prix varient de 50 dolars à 45 soles*... Le moins cher se trouve en fait une voiture privée un peu cabossée et sans enseigne, direction Miraflores, un quartier de la capitale près du Pacifique... Le chauffeur roule à fond les ballons et nous propose 5 ou 6 fois un hotel "très bien, pas cher". Ca sent le vieux plan et nous avions deja reservés une pension "conseillée par le Lonely Planet", la Pension José Luis.

En fait, la réservation n'avait pas été faite et nous héritons de la dernière "habitación matrimonial" qu'il reste...
Ça sent le renfermé, ya de la poussiere de partout, des trous dans le plafond et la salle de bains "privé" n'en a que le nom... moyen pour 70 soles (Pilou: j'ai éternué toute la nuit, pension de m....).
On nous promet une meilleure chambre pour le lendemain... qui s'averera moins "ventilé" mais nettement plus humide. La pension est décidément aussi délabré que son proprietaire, vieux péruvien hérant dans les couloir de son hospedaje.

Nous perdons le peu de crédit qu'il nous restait pour les guides de voyage et fuyons vers une Auberge de Jeunesse.

Miraflores semble un quartier finalement très chic de Lima. Les grands building de verre et les Casino se succèdent, entrecoupés de magnifiques magasins d'artisanat pour touristes.
De multiples parapentes virevoltent près des falaises du Pacifique. Certains ont eu d'ailleurs du mal à retoucher terre, notamment un resté suspendu à un lampadaire...


Les jours suivants la mer a irrémédiablement appelé Pierre, puis moi-même. Nous avons alors gouté aux joies du surf sur les vagues du Pacifique... Grande première pour moi sur cette plage de galais et en combinaison dans de l'eau à 15°C. Ce fut fort en émotion!
(Pilou: Aaaaaaah on a surfé a Lima! quel bonheur mes amis! il a fallu pas mal motiver Flo mais pas de regrets... mais des courbatures.)

I've got to surfing...

Le centre de la ville est très beau.
Pour y accéder le moyens le plus populaire et un bus microscopique ou 15 personnes s'entasse plus ou moins facilement, il faut ajouter un crieur/contrôleur qui annonce le trajet à chaque arrêt où dès qu'il voit un petit attroupement de gens statiques au bord de la chaussée. Le tout a une vitesse digne d'un animateur radio brésilien un jour de foot.
La conduite se fait au klaxon et au culot, les embouteillages de la mégapole n'en sont que plus fous.

video Lima:bus bientôt

Nous déscendons sur une des principales rues de l'hypercentre.
Les discothèques se succèdent. À l'entrée : des prostituées. Dans la rue piétonne on nous proposera toute sortes de produits plus ou moins licite... ambiance "bas-fond" assurée!
Nous trouvons difficilement un endroit où nous restaurer en cette heure tardive, ce sera un bar miteux aux Pizzas louches et aux blattes accueillantes, accompagnées d'un bon pisco saour*.
Des enfants passent régulièrement nous proposer toute sorte de sucreries , ils travaillent de 9h à 24h (dixit eux même)...

A côté de nous un couple de péruvien avec qui nous discutons. Comme nos sacs n'étaient pas assez près de nous (soit a plus de 20 cm...) la fille ne cesse de nous répéter:
"faites attention à vos affaires... Les péruviens ne sont pas tous comme nous..."
Par la suite nous aurons beaucoup entendu cette phrase, dans le bus " soyez vigilant sur les prix du bus!", dans la rue "pas par la c'est dangereux", etc...
Les péruviens ne semblent pas se porter une grande confiance respective. On à même vu un contrôleur tenter de faire payer le double du prix a une maman passagère... Ça nous change du Paraguay où la confiance et la solidarité semblent régner et où personne n'essaye de s'entuber. Bienvenus au Pérou...

Les péruviens ont le Pisco léger et nous rentrons un rien émechés!



Puis enfin vint le 1er Octobre, premier jour de fête dédiée au Señor de los Milagros*, but de notre longue halte a Lima!
Nous nous apprêtons à voir la procession connue la plus importante d'Amérique latine.
Las! c'était le samedi qui suivait... grosse déception vu que nous étions restés à Lima un peu pour ça... notre avion pour Cusco part le lendemain, ça sera pour une autre fois.

Entre temps nous faisons des rencontres sympas avec des canadiens, israéliens, anglaises, un haïtien, un indien et un Croate (Pilou: l'occasion pour moi de sortir les quelques phrases apris avec les éclé dans ce si beau pays, "pupuchi mi kouratz" a rencontré un franc succés). Ca parle fort et ca bois beaucoup, Ah! la magie des auberges de jeunesse!

A la pension José Luis, 2 dames qui tiennent une "agence de voyage" nous donnent des conseils pour la suite de notre voyage (de Cusco à Arequipa) et nous proposent de tout prendre en charge pour quelque 340 dolars... un peu cher mais plus pratique et correspondant à ce que nous allions faire de toute façon. Nous contractons...

Nos jeunes amis ont-ils bien fait de suivre les conseils d'une agence de voyage rompue au libéralisme galopant du tourisme international ? Ou n'est ce qu'un piège tendu par le machiavélic Mendossa pour les empêcher de découvrir les citées d'or??? Vous le saurez dans:
Au Pays des Incas Episode II, Le Coeur des Andes.

*Soles : c'est de quel pays encore ? à oui, du Pérou. 1 euro = 4 soles

*Pisco Saour : cocktail à base de Pisco (marc de raisin) + citron + blanc d'oeuf... de la balle mais attention ne pas en boire + de 2 à la suite car ça fait vite effet... ça doit être l'oeuf...

*Lima la grise: Non que lui donne les locaux, la raison est simple, il fait gris, toujours. L'océan semble directement responsable mais ca ne m'étonnerais pas que la pollution y soit aussi pour quelque-chose.

*Señor de los Milagros : Au milieu du XVII siècle, une image du Christ sur la Croix fut peinte par un esclave angolais dans le sanctuaire de Las Nazarenas à Lima. La communauté angolaise avait l'habitude de se réunir devant des images pour rendre culte. L'Église réproba cette pratique religieuse et ordonna que l'on fasse disparaître l'image en la repeignant de blanc. Mais les peintres successifs désignés pour cette tâche, une fois devant ladite image, se sont trouvés dans l'incapacité de la toucher, comme si une force leur en empêchait. Puis comme le mur peint à résisté à 2 séïsmes dont le plus fort fut le dernier en 1746, des jours de culte festifs lui ont été dédicacés. Le premier samedi d'octobre, jour de la procession, est le jour le + important.


lundi 20 octobre 2008

De vuelta a Asunción

¡Hola Amigos!

J'espère que vous allez tous bien et que tout roule par chez vous.

Un petit mot rapido pour vous annoncer la rentrée de la voyageuse du Pérou et de la Bolivie et bientôt le récit de ce voyage épique...

Pierrot s'est dit qu'il était pas si mal à La Paz et va rouler sa bosse encore un peu. Peut-être va-t-il même y travailler sous peu... Quoi qu'il en soit, et en exclusivité rien que pour vous, notre envoyé spécial nous tiendra au courant de l'actualité politique bolivienne ! Ça bouge, ça bouge !

A très bientôt, prenez soin de vous et merci pour vos commentaires !

vendredi 26 septembre 2008

Asunción - Buenos Aires - Lima - La Paz - Asunción

Nous voilà sur le départ pour 3 semaines de voyage.
Destination Perú y Bolivia! Départ Aeropuerto de Asunción 18h.

On a pris pas mal de retard... il y en a encore beaucoup a raconter sur ce que l'on a fait ici... le WE a la campagne, etc...Tant pis! çà sera pour plus tard. Pour l'instant on est la tête dans les bagages.

Rendez vous autour du 20 Octobre pour de nouvelles Zistoires! (avec de vrais morceaux d'incas dedans!)

Bisous bisous!

dimanche 24 août 2008

Xtrem HipHop Session - Paragay 2008

Expo et performance au Centre Culturel Espagnol Juan de Salazar.

La peinture se mêle au chant, le chant à la danse et la danse à la musique.
Autour de nous des acteurs gravitent.
Guidant nos sens par des gestes bizarres.
Un cour instant que nous offre l'art.

Nous rencontrons deux jeunes, attirés par notre accent.
L'un est grand, cheveux long. L'autre plus petit et plus rond.
Echange courtois de ce qui maintenant nous parais banal:
quelques mots francais ("La toué fayl"), pourquoi somme-nous ici...
Cette dernière question est généralement formulée avec de grand yeux étonné,
comme si les Paraguayens cherchait dans nos paroles les échos d'un patriotisme mis à mal.

Les deux sont animateurs dans une ville voisine. Ils nous annoncent avec enthousiasme le prochain battle de hiphop* à Lambaré.
Moi: Ah c'est cool! dans ma ville il y a une bonne équipe de Breakdance, les Pockémon Crew, ils sont champion du monde même.
Lui: Oui? tu peus venir voir le Battle pour nous donner ton avis?
Moi: heu.. je suis pas pro non plus moi... mais oui oui, ça me dirais bien.
Nous voilà invité d'honneur pour la journée!

Lambaré est une petite ville en bordure d'Asuncion.
Le bitume fait place au rues pavées et en terre battue, peu ou pas d'immeubles.
Nous arrivons en début d'après midi à notre rendez-vous, un terminus de colectivo*

On guette les silhouettes l'heure passe.
Notre "contact" n'est pas là et nous poirotons sous les regards en coin des locaux...
Un homme agite les bras au loin... Ah non, raté... ne nous sommes nous pas planté ???
Enfin après une bonne heure l'animateur arrive... ouf.

Le local est un vieux gymnase a demi couvert par une armature de métal, vestige de la dictature. Sur le mur, peint en lettre rouge: Partido Colorado - section 5, au dessus, le drapeaux rouge a étoile.**
A l'intérieur l'évènement se prépare. Un grand parquet, des estrades, une table ou attendent les coupes, des concurrents de tout ages qui s'échauffent déjà. La sono passe du HipHop Sud-Américains et US (Dr Dre n'a pas de frontière!).
L'évènement semble avoir rameuté tout les jeunes du coin.

Si ils n'y avait eu le cadre, on se serait cru en France, ou au Etats Unis,
ou dans n'importe quel autre endroit où on l'uniformité vestimentaire est en marche.
...mêmes casquettes trop grandes, même tee-shirt au faux diamant incrusté, même pantalons, trop larges ou trop serrés selon les style, même ceintures aux boucles ornée d'un épais "DG" scintillant... c'est fou.

Pour aidé à passé le temps notre "guide" nous emmène a sa maison, nous traversons le village. En chemin il nous explique qu'il vie avec sa mère, sa sœur et son beau-frère.
Son beau-frère ne peut plus bouger que les yeux et les mains, suite à un accident de moto, très courant au Paraguay. Sa mère garde son chevets et nous raconte sa vie les yeux embuée. Je souris du mieux que je peux pour chasser mes souvenirs.
Aux terrasses des maisons, des habitants rassemblés s'agitent.
Devant des télévision, aux couleurs des équipes favorites.

Nous retournons à la fête. Tout le monde est là. Le tournoi peut commencer!
Les règles sont simples: 2 équipes de 3 danseurs s'affrontent. Le gagnant est désigné par le jury à l'applaudimètre.


Le niveaux est très correct et les acrobaties s'enchainent toute la journée.


Le concourt durera jusqu'à la tombée de la nuit. Soudain deux voix s'élève et la foule se rassemble autour des MC* et c'est sur un autre battle que se fini notre soirée.


(bientooÔooot les vidéos!)
*pour mémé :) Battle de Hiphop : Concourt de danse sur des musique de rap.
*Pockémon Crew: Groupe de HipHop Lyonnais. Créé en 1999 le crew a déjà plusieurs titres internationaux dont 2 coupes du monde.
*colectivo: bon, vous savez ce que c'est maintenant non? sinon lisez les posts précédents!
** Après discussion nous avons appris, rassurés , que le groupe utilisait seulement la salle. pas de "Jeunesse Colorado" cette fois. Ouf.
*(pour mémé 2) MC: initiales de "master of ceremony" (maître de cérémonie), désigne le chanteur dans le milieu du Rap.