vendredi 26 septembre 2008

Asunción - Buenos Aires - Lima - La Paz - Asunción

Nous voilà sur le départ pour 3 semaines de voyage.
Destination Perú y Bolivia! Départ Aeropuerto de Asunción 18h.

On a pris pas mal de retard... il y en a encore beaucoup a raconter sur ce que l'on a fait ici... le WE a la campagne, etc...Tant pis! çà sera pour plus tard. Pour l'instant on est la tête dans les bagages.

Rendez vous autour du 20 Octobre pour de nouvelles Zistoires! (avec de vrais morceaux d'incas dedans!)

Bisous bisous!

dimanche 24 août 2008

Xtrem HipHop Session - Paragay 2008

Expo et performance au Centre Culturel Espagnol Juan de Salazar.

La peinture se mêle au chant, le chant à la danse et la danse à la musique.
Autour de nous des acteurs gravitent.
Guidant nos sens par des gestes bizarres.
Un cour instant que nous offre l'art.

Nous rencontrons deux jeunes, attirés par notre accent.
L'un est grand, cheveux long. L'autre plus petit et plus rond.
Echange courtois de ce qui maintenant nous parais banal:
quelques mots francais ("La toué fayl"), pourquoi somme-nous ici...
Cette dernière question est généralement formulée avec de grand yeux étonné,
comme si les Paraguayens cherchait dans nos paroles les échos d'un patriotisme mis à mal.

Les deux sont animateurs dans une ville voisine. Ils nous annoncent avec enthousiasme le prochain battle de hiphop* à Lambaré.
Moi: Ah c'est cool! dans ma ville il y a une bonne équipe de Breakdance, les Pockémon Crew, ils sont champion du monde même.
Lui: Oui? tu peus venir voir le Battle pour nous donner ton avis?
Moi: heu.. je suis pas pro non plus moi... mais oui oui, ça me dirais bien.
Nous voilà invité d'honneur pour la journée!

Lambaré est une petite ville en bordure d'Asuncion.
Le bitume fait place au rues pavées et en terre battue, peu ou pas d'immeubles.
Nous arrivons en début d'après midi à notre rendez-vous, un terminus de colectivo*

On guette les silhouettes l'heure passe.
Notre "contact" n'est pas là et nous poirotons sous les regards en coin des locaux...
Un homme agite les bras au loin... Ah non, raté... ne nous sommes nous pas planté ???
Enfin après une bonne heure l'animateur arrive... ouf.

Le local est un vieux gymnase a demi couvert par une armature de métal, vestige de la dictature. Sur le mur, peint en lettre rouge: Partido Colorado - section 5, au dessus, le drapeaux rouge a étoile.**
A l'intérieur l'évènement se prépare. Un grand parquet, des estrades, une table ou attendent les coupes, des concurrents de tout ages qui s'échauffent déjà. La sono passe du HipHop Sud-Américains et US (Dr Dre n'a pas de frontière!).
L'évènement semble avoir rameuté tout les jeunes du coin.

Si ils n'y avait eu le cadre, on se serait cru en France, ou au Etats Unis,
ou dans n'importe quel autre endroit où on l'uniformité vestimentaire est en marche.
...mêmes casquettes trop grandes, même tee-shirt au faux diamant incrusté, même pantalons, trop larges ou trop serrés selon les style, même ceintures aux boucles ornée d'un épais "DG" scintillant... c'est fou.

Pour aidé à passé le temps notre "guide" nous emmène a sa maison, nous traversons le village. En chemin il nous explique qu'il vie avec sa mère, sa sœur et son beau-frère.
Son beau-frère ne peut plus bouger que les yeux et les mains, suite à un accident de moto, très courant au Paraguay. Sa mère garde son chevets et nous raconte sa vie les yeux embuée. Je souris du mieux que je peux pour chasser mes souvenirs.
Aux terrasses des maisons, des habitants rassemblés s'agitent.
Devant des télévision, aux couleurs des équipes favorites.

Nous retournons à la fête. Tout le monde est là. Le tournoi peut commencer!
Les règles sont simples: 2 équipes de 3 danseurs s'affrontent. Le gagnant est désigné par le jury à l'applaudimètre.


Le niveaux est très correct et les acrobaties s'enchainent toute la journée.


Le concourt durera jusqu'à la tombée de la nuit. Soudain deux voix s'élève et la foule se rassemble autour des MC* et c'est sur un autre battle que se fini notre soirée.


(bientooÔooot les vidéos!)
*pour mémé :) Battle de Hiphop : Concourt de danse sur des musique de rap.
*Pockémon Crew: Groupe de HipHop Lyonnais. Créé en 1999 le crew a déjà plusieurs titres internationaux dont 2 coupes du monde.
*colectivo: bon, vous savez ce que c'est maintenant non? sinon lisez les posts précédents!
** Après discussion nous avons appris, rassurés , que le groupe utilisait seulement la salle. pas de "Jeunesse Colorado" cette fois. Ouf.
*(pour mémé 2) MC: initiales de "master of ceremony" (maître de cérémonie), désigne le chanteur dans le milieu du Rap.

samedi 23 août 2008

Visite de collègues.

Un petit mot pour annoncer la visite de Gisou et Lolo, qui sont venus nous voir du 20 au 23.
Trois jours de détour par Asunción, au programme: visite culturelle, bonne bouffe, "mercado 4" et concert!

Expo photo a l'alliance française.

Les cuistots en action.

C'pas chère!

Spécialité paraguayenne: la danse avec bouteille sur la tête, pratique pour débarrasser la table.

Merci a eux d'êtres passé! C'est avec grand plaisir que nous les avons accueillis.
Et on espère les revoir bientôt!


Si d'autres en ont envie, la maison est ouverte...

samedi 16 août 2008

Asunción

Vous nous l’avez demandé, Floflo et Pierrot l’ont fait ! Attention, attention, la présente présentation de la Capitale est loin d'être exhaustive ; voici ici quelques uns de ces traits faute de ne pas l'avoir encore arpentée de tous ses côtés...


Capitale politique, économique et culturelle, Asunción, s’étale sur 117 km² et longe la rive gauche del Río Paraguay, frontière avec l’Argentine. 520 000 Paraguayens vivent dans la capitale et 1,5 millions vivent dans le Gran Asunción* sur les 6,5 millions du Paraguay.
Une ville interminable; quelques grands immeubles poussent au milieu d'un parterre de maisons entourés d'arbres, les rues sont tirées au cordeau. On peut aussi parfois voir des chaussées pavées de pierres, taillées à la main par les "picas pierdras" de l'intérieur du pays.



Dans cette ville : un port, un musée qui rend hommage au ferrocaril*, des brasseries, des marchands de cuir, des usines de chaussures, textile, tabac ou encore des mercados (marchés) dont le plus populaire reste le mercado 4 situé d'ailleurs non loin de l'appart'!


Le secteur tertiaire se développe à vitesse grand V. Concessionaires de 4x4, MacDo, Assurances, Compagnies de téléphonie mobile et entreprises de comm qui ont fait émerger une classe de nouveaux riches. De grands centres commerciaux, des bars "lounge" style européen et beaucoup des panneaux publicitaires. Une ville moderne, quoi! Avec aussi ses bus et 4x4 qui crachent une épaisse fumée noire qu'il ne fait pas bon respirer...

Une architecture des XVIIIème...










... et XIXème siècle comme en atteste el Palacio de Gobierno*

Une petite réhabilitation et de la peinture fraîche Belle capitale dans l’ensemble, même si les nombreuses maisons du 18eme mériteraient bien pour rendre la capitale encore plus haute en couleurs !


Asunción est une ville de contraste où se côtoient la classe très très aisée (quelques 300 familles, env. 1% de la population) qui "détient" le pays, et les plus démunis dont font partie les indiens guaranis. Ces derniers sont majoritaires dans les chacaritas* qui s'étendent jusqu'à la bahia del Rio Paraguay et situées juste derrière le Palacio del Gobierno*... Une frontière de policiers démarque les 2 camps... Comme a dit un copain : "Et bien au moins Lugo connaît l'état de son pays..." Oui, la réalité est là, juste sous ses yeux.
















NB : dès que l'on s'approche des chacaritas, les policiers viennent rapidement nous avertir qu'il ne faut en aucun cas aller plus bas car "es muy peligroso". Les gens des chacaritas ont la mauvaise réputation de bandits en tout genre quelques fois armés. Ils développent chez les Paraguayens une certaine peur, à tel point que quelques uns préfèrent le détour pour éviter de passer dans la rue du Palacio del Gobierno; la plus proche de la "frontière".

A dire vrai, la sécurité semble un enjeu majeur ici. En effet, des gardiens sont postés 24h/24 à tous les coins de rue, assis sur des chaises ou dans des petites cabines, tantôt pour garder des maisons, des établissement ou encore des voitures.
Des gardiens à l'extérieur mais aussi à l'intérieur... Oui, certains immeubles ne dérogent pas à la règle... Chez nous, par exemple, 3 personnes se relaient pour nous ouvrir la porte jour et nuit. Eux seuls détiennent la clé de l'entrée. Et, disons qu'ici on redouble de sécurité, car dans l'ascenseur il faut taper un code pour monter chez soit, chaque étage ayant un code différent...

Pour gagner leur manioc quotidien, grands et petits Paraguayens travaillent 7j/7 s'adonnant à tout type d'activité. Du recyclage manuel des déchets à la mini entreprise de vente en tout genre (fruits/légumes, empanadas/milanesas, chipa, chip* et saldo*, hyerbas medicinales, bonbons, médicaments, loteria*), les idées ne manquent pas. Quand il pleut, ce sont des vendeurs de parapluie qui sortent d'entre les gouttes!
Sur les trottoirs de la calle Palma, rue commerçante du centre ville, où trône le "Pantheón de los Héroes" de la Guerre du Chaco, des indiennes guaranies vendent leur artisanat (sacs, bijoux, flûtes, etc.) assisent en tailleur à côté de vendeurs de lunettes et sacs d'immitation, de DVDs, de celulares* où de toute autre marchandise procurée à la Triple Frontière (Py - Argentine - Brésil)...








Asunción est aussi, à l'image du pays, une ville du "jour le jour", de l'instant, où la demande se fait en fonction de l'offre et où chaque activité dépend du présent. Il faut juste saisir le moment, qui ne se reproduira peut-être pas.

Un des meilleur exemple est sans doute l'art d'attraper le "collectivo". Pas vraiment d'horaires et d'arrêts préétablis. Pour monter dans le bus qui vous emmènera à bon port, mettez-vous sur son trajet et, lorsque qu'il arrive à votre niveau, remuer le bras de haut en bas pour signaler au chauffeur que vous souhaiter ses services. Des fois, on ne doit pas assez agiter le bras parce que le chauffeur ne s'arrête pas...
(edit pilou: toute une technique! qui peut varier d'une ville à l'autre où l'on pourra pratiquer aussi le sifflement...)

Asunción est une capitale étonnante, en mouvement où l'on se sent bien et où nous sommes accueillis les bras ouverts.
Et surtout, comme dans tout le pays, pas beaucoup de touristes, du coup notre présence suscite la curiosité des Paraguayens qui nous demandent souvent :"Pero, porqué viniste en Paraguay ?? Et bien justement pour cela, parce que personne n'y va et que ce pays oublié recèle de surprises et de beauté...


*Gran Asunción : aire métropolitaine
*Ferrocaril : Chemin de fer. Après la guerre du Chaco contre la Bolivie (1932-1935), le Paraguay, ruiné, aurait vendu ses trains et locomotives aux pays voisins...
*Palacio de Gobierno : Un des édifices publics le plus important du Paraguay. L'Elysée du pays, mais qui n'est pas le lieu de résidence du Président (une maison immense a été construite à cet effet sous le règne du dictateur Stroessner).
*Chacaritas : bidonvilles qui se sont développés dans les années 80 et qui longent la bahía
*milanesas : escalope milanaise. NB : une bonne milanesa qui se respecte vient toujours accompagnée d’un petit pain au lait (pansito) ou de mandioca (manioc), histoire d’être bien repu !
*Empanadas : petits chaussons de pâte farcie à la viande, au poisson, au jambon/fromage ou encore maïs/fromage. Différentes variantes suivant les pays d'Amérique latine. Vient aussi accompagnée d'un pansito ou de manioc
*Chip : carte SIM pour ton "celular" (téléphone mobile). Au Paraguay, 4 entreprises se défient le marché de la télépfonie mobile. Carte SIM à env. 10 000 guaranies, soit 1,5 euros.
*Saldo : forfait pour le "celular". Saldo à partir de 5 000 guaranies.
*Loteria : loterie. La plus fameuse reste le bingo : loto national

vendredi 15 août 2008

LUGO Presidente!

Ça y est, le jour est venu... LUGO est président, et accède enfin au pouvoir... La foule est en liesse dans la rue, il a y comme un air de révolution.
Je rejoint Flo qui boit un coup avec Bakartxo et Manu, deux de nos colocs.
Nous mangeons un bout à la terrasse du Bolsi*. Je me jette sur un Gigantesque hamburger.

Parfois on peut voir de longue processions de voiture diplomatiques bordée de motos de police.
Les militaires dont les fusils dépassent des fenêtres des véhicules nous laissent imaginé l'importance du "gratin" présent a l'intérieur. En effet la liste d'invités est prestigieuse: les Présidents Luiz Inacio Da Silva, du Brésil ; Cristina Kirchner, de l'Argentine ; Tabaré Vazquez, de l'Uruguay ;Michelle Bachelet, du Chili, Hugo Chavez, du Venezuela ; Evo Morales, de la Bolivie ; Daniel Ortega, du Nicaragua ; Martin Torrijos, de Panama et Jose Zelaya, du Honduras ont pris part à la cérémonie d'investiture.

Nous en profitons pour assister a la fête tenue devant le palais présidentiel. L'entrée est libre mais on passe quand même par un portail pour la détection de métaux. Devant, les vendeurs de beignets/chipa/boisson/milanesa/brochettes sont présents, comme toujours. Alignez au bord de la route ils alpaguent le client. La plupart viennent des bidons-villes situés tout autour du palais. Certains ont même profité de l'occasion pour louer leurs toilettes!
Une grande scène a été montée ou les artistes de toute l'Amérique Latine se succèdent. Ils y ont mis les moyens.


La musique est sympa (edit Flo: une sélection musicale parfaite!), l'ambiance est bonne et les gens à fond. Cela dit les paraguayens à la fête sont plutôt cool, disons que c'est pas des agités.
Chavez est resté pour la soirée et à amené de nombreux artistes avec lui. Chacun font la promo du Vénézuela et de leur "Presidente Gerneral Hugo Chavez" si bien que le concert semble plus dédié au Vénézuela qu'au président Lugo. Dans le grand échiquier politique, chacun avance ses pions...


Nous faisons un petit détour pour une autre fête, au théâtre municipal. Au programme: danses folkloriques. L'ambiance change du tout au tout, c'est plus guindé et autant le dire, nettement moins la fête. Les danses sont de l'époque colonial avec un air de fanfare militaire...

... En fait la soirée serai plus celle du "Partido Colorado", le parti adverse. On comprend mieux l'ambiance... Allez zou ! Cassons nous voir les bon artistes populaires Vénézuélo-Paraguéyens!


*Bolsi: Restaurant célèbre à Asuncion. On y mange très bien pour pas trop chère, le meilleur de la cuisine local! On y croise les cadre dynamiques a leurs poses comme les mémé qui boivent leur bière, parfois même les musiciens de l'orchestres d'Asuncion encore en tenue.

Petit traité sur la politique au Paraguay:
Pas de prétention pour une petite explication de la situation politique paraguayenne. Celle-çi, nous en sommes sûres, vous permettra de mieux comprendre l'importance d'un événement tel que celui qui vient d'arriver au Paraguay.

Tout d'abord un peu d'histoire. Les Européens arrivent dans la région au 16ème siècle. De part sa position géographique la zone à donc longtemps été préservée et a assez peu subit les guerres de colonisation et de contrôle des territoires.
Vient ensuite l'indépendance avec Gaspard Rodriguez de Francia. Premier dictateur du pays, premières politiques isolationnistes vers 1840.
Les successeurs sont tous aussi despotique mais semble assez éclairé pour donner une réel force au pays: alphabétisation, puissance économique et politique. Le Paraguay fait alors le double de sa taille actuelle et est l'une des plus grande puissance de l'Amérique du Sud.

Puis vient Francisco Solano Lopez, avec un petit coté napoléonien qui déclencha la "Guerre de la triple alliance" du nom de ses trois ennemis coalisés, l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay en 1870.
C'est un échec total pour le Paraguay qui se retrouve amputé de plus de la moitié de sa population. L'Homme est devenu si rare dans le pays que la polygamie est acceptée.

Le pays se remet difficilement. Puis une nouvelle guerre en 1932, la "Guerre du Chaco". La Bolivie attaque le Paraguay qui cette fois ci est victorieux, mais de nouveaux affaibli (plus de 150000morts de chaque cotés). On raconte que la raison de cette guerre aurait été des soupçon concernant la présence de pétrole dans la zone du Chaco paraguayen véhiculé par les Etats-Unis. Apres la guerre du pétrole a été trouvé... mais du coté bolivien...
S'en suit une grande période d'instabilité politique et de guerre civile d'où sort un nouveaux dictateur: Alfredo Stroessner en 1954.
Stroessner a commandité au moins un millier d'assassinats et de disparitions et deux millions de Paraguayens (environ le tiers de la population) choisissent l'exil pour des raisons politiques ou économiques sous son régime.
Il participe activement a l' "Opération Condor" qui vise à éliminer des opposants aux régimes dictatoriaux en Amérique du Sud soutenu par les USA.
Fan de l'Allemagne Nazi, il recueille de nombreux criminels de guerre du 3eme Reich déchu.
En gros celui-ci suit la mouvance bien Fasciste a la mode a l'époque et la Paraguay vie une des dictatures les plus sévère d'Amérique Latine jusqu'en 1989 où il est déchu*.
Son parti: le "Parti COLORADO" gardera cependant les rênes du pouvoir grâce au clientélisme et a la corruption présentes à tout les étages de l'administration.

L'élection de Fernando LUGO et son parti l' "Alliance Patriotique pour le Changement" (APC) met donc fin à plus de 60 ans de dictature politique du parti Colorado.
LUGO est un ancien évêque de tendance de gauche.
Pour gagner il a du s'allier au libéraux et créer une alliance assez puissante pour contrer la machine électoral bien rodée du parti Colorado (comme les fonctionnaires sont encore majoritairement des anciens de la dictature: bourrage d'urnes, contrôles des inscription etc,etc....).
Cependant il doit faire encore face a la puissance administrative et politique du parti de l'ex-dictateur* et aux luttes intestines résultantes de l'alliance socialistes/libéraux ce qui ne le place pas dans une position facile pour la suite.

LUGO il a quand même une bonne tête...

Les défis ne manquent pas: écart riche/pauvres, problèmes des paysans sans terre, corruption, éducation, pression des "super-puissances" économique des pays voisin (Argentine et Brésil)...
On souhaite quand même un bon mandat (5 ans) au premier président de gauche du Paraguay.
Et comme ils disent dans le clip de campagne:
"LUGO TIENE CORAZON, ploumploumploum..."


*Le dictateur mourra bien tranquille, réfugié politique au Brésil en 2006. Espérons que sa pneumonie lui fut quand même bien longe et douloureuse.
*Un très bon exemple: L'ancien président Óscar NICANOR Duarte Frutos, omniprésent dans l'ombre de la candidate Colorado Berta BLANCA. Bien que soupçonné de nombreuses malversations, il a été élu sénateur, sans le quorum (nbr de voix requises) légal et avec la bénédiction du président du Sénat, Lino OVIEDO. Trois semaines après la prise de fonction de Lugo, les deux "parrains" ont même été accusés de fomenter un coup d'Etat avec l'appui des "Fuerzas Armadas"...